Nutri-Score, legislation et applications

Pour quoi faire ? - Niveau +

Le Nutriscore ne remplace pas le bon sens alimentaire et le flaire pour les bons légumes ou les œufs frais. Il aide aux choix des aliments industriels dont les consommateurs ne maîtrisent pas la préparation.

Le Nutri-Score

On peut toujours dire tout et son contraire, le Nutriscore est à titre indicatif et ce n’est pas si nul puisqu’il élimine une partie des questions du consommateur.

Comment est-il attribué ?

Le logo est attribué sur la base d’un score prenant en compte pour 100 gr ou 100 mL de produit, la teneur :

en nutriments et aliments à favoriser (fibres, protéines, fruits, légumes, légumineuses, fruits à coques, huile de colza, de noix et d’olive), et en nutriments à limiter (énergie, acides gras saturés, sucres, sel).

Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur.


Santé Publique France

7 pays européens se sont engagé à faciliter le déploiement du Nutri-Score

Les autorités compétentes de Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne et Suisse annoncent la mise en place d’un mécanisme de coordination transnational pour faciliter l’utilisation de l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score sur la face avant des emballages. Cette coopération se fera au sein d’un comité de pilotage et d’un comité scientifique.

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Sur la base de preuves scientifiques solides montrant l’efficacité supérieure du système Nutri-Score par rapport à d’autres systèmes chez les consommateurs, la France a développé et adopté le Nutri-Score en octobre 2017.

Par la suite, la Belgique a choisi le Nutri-Score en avril 2018, l’Espagne a annoncé son intention d’utiliser ce système en novembre 2018, l’Allemagne et la Suisse en septembre 2019, les Pays-Bas en novembre 2019 et le Luxembourg en 2020.

La mise en œuvre de ce mécanisme de coordination transnationale entre les pays européens permettra une gestion coordonnée, efficace et opérationnelle du Nutri-Score.

Fin de citation


Des sanctions

Au total, la classification de cinq types d’aliments a été modifiée (JUILLET 2022). La sanction la plus sévère concerne les viandes rouges et les viandes transformées, dont la note est revue à la baisse. L’objectif de cette mesure est de limiter leur consommation en raison de leur forte teneur en acides gras saturés.

Les scores nutritionnels des céréales évoluent eux aussi pour mieux différencier les complètes des raffinées : celles riches en fibres sont classées A tandis que les raffinées sont notées B ou C en fonction teneur en sel. Les produits très sucrés, telles les céréales du petit déjeuner, sont rétrogradées au rang C et ne pourront plus atteindre un score A. La notation change aussi pour le pain et les pâtes afin de mettre plus en avant les produits complets.


Les valorisations

D’autres produits, sont mis en valeur comme les poissons gras sans ajout de sel ou d’huile. Ils sont présentés comme des aliments sains en entrant dans la catégorie A ou B. Les huiles de noix, de colza ou d’olive, « moins riches en acides gras saturés », passent de C à B en tenant compte des profils bénéfiques de leurs acides gras.

Les produits bénéficient eux aussi d’une meilleure différenciation selon qu’ils contiennent des sucres ajoutés ou non. Les fromages ont longtemps fait figure de mauvais élèves en étant classés D ou E. Mais avec le nouvel algorithme, leurs notes pourront être mieux réparties au regard de leurs teneurs en protéines, en sel ainsi qu’en acides gras saturés.

Les étiquetages sont clairs et rapides à lire afin d’équilibrer l’alimentation courante. La lutte contre l’obésité et d’autres maladies liées à une consommation mal ajustée.

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