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Vents et marées.

 


La marée est basse et le sera sans doute encore plusieurs mois, mais pour certains, elle se chiffrera en années ou en vie.

La progression économique n'est en rien synonyme de partage. Elle a engendré, fabrique et confirmera des silences profonds, sur des valeurs autres que boursières.

Le climat présent n'est pas nouveau, mais rénové et il porte principalement sur le doute. Doute de tout !

Il est à l'origine de bien des difficultés quotidiennes et se transforme en véritables scissions.

Il n'est pas question de petites différences allant vers de grandes divergences mais bien du doute. La ligne de départ se place sur : 
- Je sais tout, je connais tout.
- Je veux tout, et, tout de suite
- Je n'ai plus rien.
- Ou ce que j'obtiens immédiatement n'est pas vraiment nutritif.

Puis, se crée une faille qui conduit à remettre tout à plat ou tout démonter.

La contestation est obligatoire dans le développement humain, elle est le piment de nos soirées et constitue une forme de tremplin. Ce niveau n'est pas atteint aujourd'hui. Nous en sommes au manque de repères. Et pour se rassurer, on les fabrique tout seul. Et ils prennent souvent ces formes :

- L'autre est nul
- L'argent est une puissance qui achète tout.
- Je suis unique et beau.
- Le pouvoir et la célébrité sont à moi…

et se manifeste par un doute, des doutes, le doute…dont on veut se débarrasser mais qui peuvent aller jusqu'au déni.

Ce serait trop simple si cela s'arrêtait là.

Sur la base de "l'autre est nul", on part en croisade et même, lorsque l'autre est dans le don, ce don est perçu comme intrusion, agression et ou recherche de domination. Il semblerait que le droit naturel à exprimer son ressenti et, pire - être - soit exclu. Une drôle d'impression de souricière est en train de se mettre en place.

Celui qui développe un moral d'ascète ou de sportif de haut niveau aboutit, mais son parcours déroute, crée des jalousies profondes et renvoie deux images : l'une, c'est moi qui suis nul et l'autre : l'argent ne suffit pas.

Et on repart ! A ce moment, commence le processus du : c'est pas moi c'est l'autre.

Ne nions pas le besoin d'évolution et ses réformes. Il n'est pas question de cela. Il s'agit du non massif et sans appel.

Voyons le plus commun : un exemple au hasard parmi tant d'autres possibles

"Pour se décharger, certains parents vont trouver très facile de donner raison à leurs enfants. Ce qui a pour conséquence de mettre l'enseignant au rang de responsable. Si l'enfant ne réussit pas, c'est du ressort de son tuteur. La réponse qui se fait arrive rapidement : si l'enfant n'écoute plus rien, il s'agit des parents qui cautionnent tout et moi, enseignant, je sais. "

Sauf erreur, la porte se verrouille. Des deux côtés, le jugement intervient. Qui a commencé en premier ? L'incompréhension engendre parfois une rancœur qui s'installe et la rivalité, avec ses conséquences, prend place.

A ce jour, la mode "c'est pas moi, c'est l'autre" s'implante. Pour trouver le recul et la médiation, il faut beaucoup de sagesse.

La confusion identitaire montre le bout de son nez et la revendication sera négative.

Si, socialement, nous parvenons à l'exploit de nous ressaisir et entrevoir des solutions de fond, ce passage ne sera que passage. Mais, si nous ne parvenons pas à rebondir, beaucoup vont rester tétanisés et on rajoutera : "il ou elle n'avait qu'à pas !"

Ce qui vient d'être énoncé constitue des réalités de développement standards, humaines. Le souci actuel en est leur accélération, leur généralisation et, surtout, le début de leur caution, alors qu'elles font parties d'actes réprouvés.

En tant qu'humain, nous sommes parfois intelligents et parfois beaucoup moins. Nous sommes limités par nous-mêmes, donc pas infaillibles, jamais infaillibles. Tout le monde est responsable de tout le monde, en tout bien, tout honneur.

Là, j'en viens, personnellement, à demander aux uns et aux autres un droit fondamental, celui de l'erreur, quel que soit le nom qu'elle porte ! INDULGENCE, quand tu nous tiens. (Et erreur ne signifie pas impunité)

A la préhistoire, les humains pensaient ne pas avoir de quoi survivre et, en se poussant, ils ont trouvé un petit plus, nous sommes tous là ! Juste un peu plus de six milliards.

En allant encore plus loin, la mémoire de l'humanité doit et devrait retenir l'idée de hauts et de bas pour un même élan : la vie.
Présidente, nov. 2010.


Sylvie BRIERE

 

Cet article est rédigé pour ce qu'il est et ne prétend pas à l'absolue connaissance.