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Prévention par l'écoute de son interlocuteur


La santé et la sécurité au travail :

" Lorsque j'embauche un jardinier pour le nettoyage de ma propriété, après maints efforts sous le soleil, je lui impose un arrêt et une bouteille d'eau.

Lorsque j'invite un client en développement personnel, je m'enquiers de son niveau de fatigue, de son moyen et temps de déplacement.

Dans la relation à l'enfant en difficulté, je détermine en priorité son endurance. Sans ce respect, la communication se coupe, l'apprentissage et la confiance, aussi. L'enfant peut même devenir hostile."

Quelques liens à lire du 19 sept. 2012

http://www.lafranceagricole.fr/actu…

http://www.lemoniteur.fr/139-entrep…

http://www.reponseatout.com/pratiqu…

http://www.sante-et-travail.fr/&nbsp ; (revue)

 

Témoignage 1 :

"Dans ma propre expérience, j'ai eu à souffrir du manque de délégations, de façon chronique. Chaque initiative dans ce sens s'est soldée par un échec. Il y a toujours eu un défaut majeur qui rendait le partenariat impossible.

De mon côté, on m'a toujours reproché des initiatives, l'intelligence, la résistance, l'intégrité qui m'anime et surtout le fait que je sois référencé par rien : ni diplômes, ni maîtres, ni rien. Comme si j'arrivais de nul part, enfin pour les autres. Cette intelligence et ces forces ont été mes handicaps.

Cela fait partie d'une physiologie, d'une construction de personnalité (identitaire) mais aussi d'erreurs profondes de communication et/ou d'interlocuteurs. Le niveau socioculturel intervenant dans cette situation ainsi les modes (dans les deux sens du mot) sociétaires. Car contrairement à ce que l'on essaie d'en dire, la discrimination n'est pas un mot anodin. Elle se niche dans des endroits très subtils qui peuvent s'ajouter les uns aux autres et se recouvrir de déni et/ou de contradictions profondes."

Témoignage 2 :

"En entreprise, tous et chacun peuvent s'accorder à véhiculer, depuis assez longtemps, sur une idée que le salarié est une charge. Cela est normalisé par le plan comptable, d'ailleurs. Il y va aussi que le jeune à former (moins efficace) et l'adulte en fin de carrière sont des points de risques multipliés (santé). Mais aussi la femme, en général et la jeune femme, future maternante.

La mise en concurrence entre les battants et les autres ne paraît pourtant pas un point fixe par avance mais son mythe existe. Celui du leader qui tombe et se relève ne prend en compte que quelques passages de vie individuelle, sans vue d'ensemble véritable. Ces aspects restrictifs n'incluent pas les valeurs ajoutées (+ ou -) humaines qui sont des facteurs imprévisibles. L'histoire personnelle ne se met pas plus en avant qu'un autre élément car là aussi, les standards sont très aléatoires. Il est des individus résistants et d'autres moins, ce différentiel est à ce jour, quasi impossible à prévoir sans expérimentation. Le lieu de rupture, de continuité ou de reprise est impalpable. Certains concepts, sans doute accolés à une "mode", sont aussi très destructeurs. Ils appartiennent à des critères sociaux culturels parfois invasifs. Pour en citer quelques uns  : les citadins et les campagnards, le niveau social, les situations personnelles (couples, seuls), les options politiques…"

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Les encadrants en situation professionnelle, doivent aux salariés des conditions optimales, ce qui engage à endiguer des déviations et surtout pas à les alimenter. Il y a aussi une responsabilité un peu plus pointue qui consiste à préserver l'hygiène mentale des travailleurs et la paix sociale.

 

Lorsque l'on rajoute des cadences de travail et une hygiène de vie incompatible avec les capacités du corps, tout se conjugue pour aller vers des complications à plus ou moins longs termes. Ce descriptif incite à appréhender une nébuleuse ou spirale commune et standard qui entrave éventuellement les productivités et parfois la sécurité mais aussi la santé des travailleurs. L'entreprise et ses représentants décideurs ont pour première tâche d'être des vecteurs de cohésion. L'autorité fédère si ses applications ne sont pas draconiennes ou laxistes et quelques anticipations résolvent souvent beaucoup de situations.

 

La vigilance appartient à tous les acteurs d'une société : les pouvoirs publics, les employeurs, les corporations qu'ils représentent et les travailleurs. Ces derniers ne sont pas exempts de leurs insoumissions ou d'interprétations assez peu fondées.

Le droit, les lois et toutes les législations actuels sont les résultantes de progressions et de travaux monumentaux et assidus. L'objectif principal étant, en Europe, une recherche d'équité accompagnée d'une sécurisation de tous pour une productivité optimisée. On y rajoute parfois la demande d'une approche d'un certain bonheur dont la quête vient du fond des âges.

 

Si l'on tente une lecture de l'Histoire, le fil conducteur de celle-ci est très lisible. Nous sommes en perpétuels pouvoir et contre-pouvoir, sécurité et danger, construction et destruction [1]. Dans la plupart des phases, la souffrance, l'adhérence à celle-ci ou son désaveu en constituent le centre.  

Il assez étonnant de faire référence à un ouvrage religieux dans ce cadre mais l'exemple qui suit dispose d'une clairvoyance. La genèse cite une étape de la vie humaine sous l'angle d'un péché originel ayant entraîné un clivage. Ma conscience ne me permet pas d'établir si la pomme est pour quelque chose dans cette séparation qui aboutit sur tellement de maux humains mais ce qui est constaté est bien qu'en majeure partie, les oppositions sont des dualités, le risque et la sécurité, aussi. La ou les préventions du risque en entreprise mais aussi ailleurs, travaillent sur la réduction des écarts de cette dualité. Cette dernière, en elle-même, ne porte pas que des options divergentes. L'éducation, la conscience en sont des dénominateurs de perfectionnement (normalement) que l'entreprise manipule dans un but fédérateur qui se nomme la productivité.   Mais bien souvent, ce détail s'oublie dans la masse fonctionnelle.

Là, où je me permets un engagement, c'est à l'endroit de la souffrance : la séparation. Sous un aspect négatif, elle active un manque de motivation puis une passivité et il s'installe un regret persistant dont les effets varient. Cette partition adhère ainsi par manque de reconnaissance envers une tâche dure ou démotivante, par des cadences mal supportées, des relations entre collègues difficiles et une personnalité éventuellement désagréable ou mal intégrée.

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Témoignage 3 :

Ce paragraphe révèle la mentalité de mes propres actions de sécurisation et de prévention du risque, par une réflexion qui appose des actes consentis et valorisés. La loi par la connaissance est une belle prophylaxie laissant accès à une négociation entre le clivage, la souffrance et les acceptations d'une nature qui porte ses limites. A l'opposé, la répression entraîne des blessures allant vers de nouveaux clivages. L'ensemble peut faire valoir des ruptures et des radicalisations sans négociation autres qu'une recherche de la mort (suicides ou agressions sur la collectivité). Quelques soient les raisons ou les tords, ce point soulève le lieu d'une désobéissance qui souvent est totalement intégrée comme telle et qui accepte une division plutôt qu'un juste milieu négociateur.



[1]  En temps de paix, on constate plus un démantèlement volontaire.

Pour en revenir à l'expérience, qui est décisionnelle dans la Validation des Acquis de l'Expérience, cet ensemble de données m'a dirigé progressivement vers un burn-out. Le processus semble un peu différent de celui que j'ai pu constater ailleurs. Je ne me suis pas déconnectée volontairement de l'environnement et je n'ai jamais développé de tendances maniaco dépressives directes. J'ai toujours demandé une prise en charge active et volontaire, sous des formes extrêmement multiples. Je ne les ai jamais trouvés, sauf en moi. A croire que j'ai une avance sur quelque chose ou que mon environnement était en situation de détresse encore plus profonde que la mienne. Personnellement, je maintiens que le manque d'hygiène de vie a été mon altération. Le corps n'a pas suivi car il est devenu emballé faute de réponses raisonnables à ses demandes.[2] Pourtant, mes dispositions naturelles sont exceptionnelles.

La conclusion de cette expérience en est l'analyse du mécanisme, sa dangerosité, ces limites de communication interne comme externe et l'ensemble des champs humains visités lors du vécu.

D'emblée et depuis toujours, ma déontologie tente d'éliminer les a priori, les approximations, l'intolérance et au final, cela a pour effet de les attirer tous. Le commun des rapports social n'est fondé que sur eux. Notre société actuelle et ceux qui la composent, savent tout et s'évitent, ce qui laisse une grande ouverture aux difficultés relationnelles et mentales.

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La partie sécurité physique en entreprise est très inégale en fonction des professions exercées. Les normes de sécurité font l'objet de recherches très approfondies et elles s'accompagnent d'applications réelles. Il n'est pas question de les édicter pour les laisser sur le papier uniquement. Par la suite, il est important de les observer, de les actualiser et donc de tirer des conclusions ajustées.

Bien que le monde du travail en France soit élaboré, la tâche est encore très volumineuse car à la sécurité physique, on rajoute le facteur humain qui lui est source d'approximation puisqu'il passe par la communication et ses filtres de compréhension. Les autres distances se placent entre la théorie et la pratique mais aussi par l'objection.


 

[2] Voir l'annexe n° 134, l'article Burn-Out.

A lire :

www.risquesprofessionnels.ameli.fr/…/Evaluer%20pour%20prevenir….

http://travail-emploi.gouv.fr/infor…

 

Sylvie BRIERE


Cet article est rédigé pour ce qu'il est et ne prétend pas à l'absolue connaissance.