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Le harcèlement est l'amorce du pire à venir. Nous le dénonçonse sur le site de la biodiversité préventive et associative.

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Le capital santé lorsqu'il est présent à la naissance, s'entretient et se perfectionne tout au long de la vie. Les méthodes sont très diversifiées et se répètent. Dans le ventre de la mère, on fonde sa naissance ; dans la jeunesse, on fonde sa vieillesse.

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Prévention par l'information

L'infériorisation est comme l'eau ou le feu lorsqu'elle commence à envahir, il est bien difficile de venir la contrer. Un mode opératoire efficace pour sa transmission est de lancer ou de transmettre une rumeur, de celle qui fait mal bien sûr.
Cette minimisation se ravive et se perpétue par la prononciation de petits mots qui s'accumulent les uns aux autres. Par la suite, ils entraînent la honte, ils installent l'esprit de la persécution, l'individu alors vacille.
Ce processus, s'il est occasionnel est surmontable comme une pluie de printemps. Par contre, dans le cas où il est continu, répétitif et surprenant, il casse toujours quelque chose. Il s'agit d'une guerre profonde, traumatisante parce que les humains ont une intelligence sensible, subtile, évoluée et évolutive rattachée à l’émotion et sa qualité.

La faille s'installe dans le décalage entre le ressenti et l’attente de ce que l’on veut vivre. Les trois pôles : ressenti, vécu, réalisation se décalent petit à petit puis l'écart s'agrandit, devient une faille et finit en explosion ou implosion autant sur l'émetteur (toujours insatisfait) que pour le récepteur qui lutte.

Ce constat conduit à une idée pesante, le sujet vu sous un angle étendu peut se transformer en mise en danger de la santé publique car cette conduite est socialement dangereuse.

Le premier but de cette méthode relationnelle est de faire perdre le petit fil conducteur qui synchronise tout individu avec lui-même. Cette disparition va le conduire à l'admission de quelque chose, très souvent inapte ou intolérable. Une phase de destruction et de reconstruction deviennent imparables même si elles sont très courtes. Leurs répétions engendrent une guérison de plus en plus difficile et longue à obtenir dans la plupart des cas. L'isolement entérinant le processus d'aliénation progressive.
L'installation de la discrimination sera destructrice ou plus rarement rédemptrice mais elle prendra de nombreuses formes passant presque toutes par la souffrance. S’il y avait plaisir, on parlerait de complaisance. Ce parcours en boucle se dirige difficilement vers un aboutissement constructif, une ou plusieurs conclusions et des ouvertures ou des tremplins. Ce qui fait sa dangerosité.

Dans la phase destructrice, l'attaque première porte sur la dignité. Sans elle, l'être humain se décompose, se défait puis se disloque car au final, la dignité l'accompagne vers le beau, le sublime, la croyance, la foi, le partage, l'humanisme… Tout cela pour atteindre une grandeur et obtenir un regard universel ou beaucoup plus simplement une belle image de soi ou estime. Si l'être humain perd son fil conducteur interne de dignité, il deviendra dépendant d'une multitude d'indignités. Les deux mots cousinent avec supportable et insupportable.
L'infériorisation, ramassant sur son passage la bassesse et l'infamie, entraîne une rupture avec l'espoir. Ici, on peut poser l’ouverture à la déviation délinquante par réaction, à la violence ou à la soumission. La dangerosité vers les autres ou soi s’amplifie.
Possible que le lien de soi à soi se nomme espérance, aussi, c'est à chacun de le définir et de se le dire à lui-même. Et au cas où cette démarche ne se réalise plus, le décrochage définitif n'est pas loin mais aussi un possible suicide par une errance ou la mort, elle-même.
L'absence d'espoir n'est pas vivable. Toute la création se base sur lui car il est un investissement sur l'avenir. Donc sans lui, il y a une extinction et celle-ci risque d'être définitive ou absolue. Mais l'inverse, l'excès d'espoir, peut se convertir en rupture également. Celle-ci risque d'être encore plus violente et imprévisible lorsque la déception s'en mêle.
Avant cette dernière étape, suivant les individus, il se passe encore des « choses ». La visualisation ou l'intuition de cette future déchirure s'engage par une déstabilisation fragmentaire ou totale de la dignité qui résulte sur la honte. A cet endroit donc, la lutte s'engage et ses résultats sont aussi multiples que le nombre d'humains. Vécue de façon transitoire ou passagère, elle servira d'expérience et parfois de tremplin. Vécue en permanence, l'instigateur sait parfaitement qu'il organise le suicide de l'autre.
Dans le cadre d'une infériorisation récurrente, répétitive et prédatrice, elle rongera l'intériorité du receveur mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle atteint également celui qui l'émet par le fait qu'il continue à ne pas trouver la voie de sa propre sauvegarde. Il échappe à lui-même également, bien que les effets et les bases soient presque inversés. Sa « mission » aurait dû s'inscrire dans l'écoute de l'autre et son respect, le fait d'y échapper engage un nombre important de compensations.

Cela est un constat, l'humain vit par la dignité et la considération de son espèce.

L'infiltration ne se fait pas d'emblée par une emprise massive dans le cadre du harcèlement. Elle est plutôt liée à une notion d'état, elle est là : depuis la naissance par la culture, par l'expérience de tromperie, par une mise en place de mensonges collectifs et successifs organisés, planifiés. Dans le monde, l'ensemble des sociétés pratiquent cette dérive, certaines par « retard » ou manque de recul, d'autres par convictions ancrées mais aussi par soucis d'exploitation.

La faim, la soif, le manque ou le surcroît de travail, par volonté humaine, ne sont pas des infériorisations mais des destructions.

Une société qui fournit un cadeau systématique pour pousser à consommer ou acheter en échange, infériorise et infiltre. Elle crée une pollution et une endémie pour se valider sur une addiction. Et cela entraîne un rapport de dépendance à la consommation mais aussi un transfert de ses responsabilités. Lorsque l'on obtient trop de cadeaux, on devient un enfant gâté qui en veut toujours plus.
D'ailleurs au passage, il est à noter que celui qui produit et vend sa production uniquement à grand renfort de pourcentage de remises ou par l'offre systématique de cadeaux, finit par démontrer qu'il est peu confiant en lui-même et ce qu'il représente. L'image surenchère des publicités va aussi dans ce sens. Quand trop c'est trop, on devient ridicule.

Et un cadeau est un cadeau, la personne qui le reçoit en fait ce qu'elle veut mais si elle le revend ou le jette, il n'opère plus aucun effet ou il entérine le fait qu'il est sujet à profits.
Le stade supérieur des effets de l'infériorisation est l'isolement. La mauvaise estime de soi puis celle que l'on justifie aux autres, valident cette démarche de défense. Par la suite ou dans un même mouvement, l'opinion « publique » conduira le train de la honte sur le harcelé (volontairement ou par interprétation ou impressions du harcelé).
Cet élément rongera comme du sel sur du fer, l'intériorité, même des plus forts. Elle grignotera tout doucement, l'aspect vivant de l'être humain. Ses ravages se propagent sans bruit, ils seront tellement intenses, tellement puissants qu'ils annonceront le démantèlement. A cet instant, une chose en entraînant une autre, il arrivera dans la vie de l'être concerné, toujours ou presque l'élément qui achève, rarement celui qui sort d'affaire. Pourquoi ? Parce que le petit fil conducteur est en rupture permanente ou alternative, pas assez costaud pour tenir tête au ras de marée d'images insalubres et de quotidien glauque.


Les harceleurs le savent et en jouent. Mais là où ils ne peuvent rien faire, c'est quand le récepteur se met en attente de la faille de l'attaquant. Le parcours est dur pour la victime mais elle garde sa dignité.

De façon générale et en permanence, l'être humain se met en relation son « fil conducteur » et il peut le réformer pour une meilleure énergie ou vitalité. Celle-ci devient de plus en plus importante, on la relie à l'expérience et à l'intelligence d'adaptation. Mais au bout du compte, ce processus conduit à une violence interne continue si une évacuation par une vie raisonnable et équilibrée ne se fait pas.
Il ne faut pas du tout assimiler cette description à la vieillesse ou à la sénilité, comme cela est parfois fait.
Cette pratique du harcèlement n'est pas relative aux personnes seules uniquement, elle pose son dévolue sur des populations à représentations minoritaires ou des groupes d'idées, d'origines et ainsi de suite.


 

Sylvie BRIERE
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